Détox

La détoxication ou la détox:
Les naturopathes désignent cela par le « drainage « . Cette appellation surannée, presque ésotérique et longtemps fustigée par les scientistes, cache néanmoins une fonction primordiale de notre organisme et repose sur une réalité bien scientifique. Celle qui nous permet d’éliminer les déchets générés par notre métabolisme et par adaptation, les déchets issus de l’extérieurs (les fameux xénobiotiques).
Correspondant à une réalité biochimique, la détoxication englobe les réactions cellulaires transformant en molécules polaires, des toxines liposolubles (solubles dans le gras) et les déchets du métabolisme, rendant possible leur élimination, mais aussi d’associer des composés aux métaux lourds pour diminuer leur réactivité afin de faciliter leur excrétion.
La détoxication rend possible l’évacuation des toxines (modifiées) par les selles, la sueur, la respiration (exhalation) et les urines.

Cette fonction biologique est essentiellement hépatique (dans le foie), mais elle existe dans tous les tissus de l’organisme comme le poumon, le parenchyme rénal ou l’intestin. C’est par exemple, au niveau de l’intestin que les aliments sont le siège d’une première détoxication, notamment grâce à l’action de la flore intestinale.
Les enzymes qui permettent cette biotransformation sont modulées par des facteurs endogènes (phénotype) et exogènes (induction, inhibition, maladies…).
La plupart des molécules traitées subissent une double réaction de détoxication.
Certaines plantes modulent les phases I et II de la détoxication hépatique.

Exemple, les glucosinolates du radis noir et du brocoli induisent des enzymes détoxifiantes hépatiques de phase II (comme la glutathion S-transferase (GST), la quinone réductase (QR) et la glutathion peroxydase). Ces enzymes provoquent des modifications chimiques ou des condensations de molécules, et par suite agissent sur leur excrétion. Ce qui favorise donc la détoxication hépatique.
Pour en savoir plus sur les plantes détox…
