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Enfin dans les bacs…l’insoumis « Petit Dictionnaire énervé des aliments toxiques»  !

Posté par Dr Franck Gigon | Posté dans Actualités, Alimentation optimisée | Posté le 04-10-2009

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INTRODUCTION (extrait)  » Il est un paradoxe qui devrait sauter aux yeux quand on observe les sociétés occidentales dites « modernes ». Un paradoxe évident, dont tout le monde et surtout la sphère scientifique dont je fais partie, fait mine de méconnaître ou considère avec un fatalisme affligeant. Un paradoxe qui se pose comme un constat effrayant : Malgré les considérables avancées scientifiques et médicales de ces 40 dernières années, on assiste dans nos pays développés à une véritable épidémie d’obésité, à une augmentation inexorable des maladies cardio-vasculaires, diabétiques, neuro-dégénératives, allergiques et auto-immunes ainsi que du nombre de cancer en général. Et ce constat est malheureusement vérifié après avoir corrigé l’implication de l’augmentation incontestable de l’espérance de vie et de notre capacité à mieux diagnostiquer les maladies.

Pourquoi nos avancées remarquables sur l’hygiène et les maladies infectieuses, notre médecine moderne hyperspécialisée et notre pharmacopée de pointe achoppent maintenant sur l’explosion de ces maladies dites de civilisation ? Il est certain que nous les soignons de mieux en mieux mais leur prévalence augmente parallèlement inexorablement. Curieusement, on peut même constater que nous excellons à traiter des pathologies que nous générons d’avantage.

Pourquoi ces mêmes maladies n’affectent pas les peuples qui ne vivent pas et ne mangent pas de la même façon que nous ? Pourquoi touchent-elles ces mêmes peuples dès qu’ils adoptent le mode de vie « à l’occidentale » comme l’attestent plusieurs expérimentations ? Pourquoi aussi des personnes de plus en plus jeunes sont-elles atteintes par ces pathologies ? La jeune génération américaine d’aujourd’hui sera, par exemple, la première de l’histoire a détenir une espérance de vie plus faible que celle de ses parents !

La réponse réside en grande partie dans les caractéristiques mêmes de notre civilisation supposée avancée qui a été influencée structurellement et socialement par le développement de l’industrie agro-alimentaire depuis ce demi-siècle. Cette dernière nous apporte bien sûr le confort de la modernité : notre pitance en surabondance, dans l’immédiateté, au prix le plus bas et stockable à souhait. Mais ce relatif progrès s’est révélé au détriment de nos traditions culinaires séculaires, d’une modification qualitative de notre mode de vie et de la transformation active de la majorité de nos aliments quotidiens.

Sur ce dernier point, nous payons très cher le blanc-seing laissé aux industriels pour s’occuper de notre alimentation. En effet, toute la chaine alimentaire première qui existait depuis la nuit des temps jusqu’à encore l’époque de nos arrières grands-parents, a été définitivement bouleversée par le développement sans garde-fou de l’industrie agro-alimentaire. La grande majorité des animaux d’élevage que nous mangeons en excès, ne sont plus nourris avec leur subsistance originelle mais avec des produits transformés issus de cultures de soja, de blé, de tournesol et de maïs.  Ces cultures ont remplacé massivement l’herbe et le fourrage traditionnel pour des raisons de rendement et de rentabilité. L’appauvrissement durable des sols par ces cultures monolithiques, associé aux engrais et aux pesticides de synthèse, la sélection et la modification génétiques des espèces ainsi que le mode de stockage, ont profondément modifié la qualité et la composition de nos viandes, de nos fruits et de nos légumes. Surtout, la multiplication sans limite des aliments préparés, des plats et des boissons industriels vendus par l’agro-business participe à la transformation structurelle et qualitative de notre nourriture quotidienne. Au final, le produit qui se retrouve dans notre bouche et sa façon de le manger, n’a plus grand-chose à voir avec les substrats naturels dont nous avons besoin pour vivre. Notons aussi que l’abandon de la biodiversité a conduit à une normalisation alimentaire avec une banalisation des saveurs.

Trop de densité calorique, trop de viandes, de sucres, de céréales et de farines raffinés, trop d’acide gras oméga 6, trans et hydrogénés, trop de sel… et pas assez de végétaux, de vitamines, d’antioxydants, d’oligoéléments, de fibres, d’acide gras oméga 3… voilà ce qui caractérise de façon factuelle notre alimentation occidentale pour son contenu. Tout cela est bien établi, mais quid aussi de la « pandémie silencieuse » comme la désigne certains scientifiques, c’est à dire que redouter de la myriade de molécules de synthèse qui accompagne insidieusement ces aliments déjà transformés : Quid des pesticides, des métaux lourds, des conservateurs, des colorants, des adjuvants et des polluants divers ?

Soyons intuitif un instant. Notre organisme peut-il s’accommoder sur le long terme de cette nourriture singulière sans exprimer des problèmes de santé ? Différentes études viennent malheureusement se cumuler et converger pour nous signifier ….» 

Dr Franck Gigon  Petit dictionnaire des aliments toxiques. Edition de l’Opportun. Parution le 14 avril 2011

Commentaires (2)

Excellente synthèse; merci pour cette compilation claire et humoristique (donc pas barbante!), très percutante et accessible à tous! Bien cordialement!

un merci tardif mais sincère
bien à vous
sante-verte.fr

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